On sensibilise la population au TDAH mais… le problème reste entier!

Vous, votre enfant ou un membre de votre famille a un Trouble du Déficit de l’Attention Hyperactivité (TDAH)? Vous travaillez auprès de gens qui en sont atteints? Alors l’aspect « éducation » de la campagne de sensibilisation au TDAH qui se déroule du 14 au 20 octobre 2013, s’adresse à vous et à votre entourage.

C’est tout? Une fois que vous avez été rejoint et informé, le problème reste entier!

Après les difficultés que l’on connaît, à trouver un médecin et/ou un psychologue afin d’obtenir une évaluation, vous avez besoin de plus d’information, de formation, de soutien, de conseils et d’aide à la mise en place de moyens, etc., et c’est là qu’un organisme comme PANDA Lanaudière nord intervient.

Nous offrons de l’information, des activités de formation et des conférences, des rencontres de groupe, le prêt de livres et d’outils, etc.  Certains vous diront que vous êtes déjà chanceux d’avoir un organisme dans votre région mais vous avez besoin de plus, beaucoup plus et nous aimerions vraiment vous offrir;

  • Un accès simplifié à notre organisme par une ligne téléphonique directe,
  • Une réponse plus rapide avec du personnel à temps plein, en quantité suffisante,
  • Un éventail plus grand d’activités dans une salle à proximité de chez vous,
  • Le prêt d’une plus grande quantité de livres et d’outils,
  • Élargir l’offre d’aide aux troubles associés (anxiété, trouble de comportement, stress, dyslexie, etc.) qui actuellement, ne sont pas répondus par d’autres organismes locaux,
  • Les conseils d’une psychoéducatrice capable de trouver des solutions pour votre situation,
  • Du matériel adapté, conçu spécifiquement pour répondre aux difficultés que vous vivez,
  • Des visites régulières dans les centres de la petite enfance, les organismes famille, les maisons de jeunes et autres milieux qui interviennent auprès de gens atteint de TDAH,
  • Du répit par l’organisation de journées s’adressant aux jeunes ou d’un rabais dans des camps reconnus,
  • Et plus encore.

Mais voilà… il ne suffit pas d’avoir des besoins, ni de savoir comment y répondre, il faut du financement.

La semaine de sensibilisation au TDAH c’est aussi « sensibiliser nos élus et les grosses entreprises » afin que plus d’argent soit investi dans les solutions qui vont améliorer votre condition et avoir un impact sur votre quotidien.

Quand on lit dans La Presse; « Le TDAH coûte 7 milliards à l’économie Canadienne » c’est frustrant de savoir que notre organisme reçoit un budget annuel équivalent à moins de 0.25$ par habitant sur 203 095 habitants (réf. population Lanaudière nord, recensement 2011).  Si on fait le calcul avec le pourcentage de gens touchés par le TDAH (10% de la population), la somme investie représente 2.23$ par personne.  Ce n’est pas assez, vraiment pas!

Profitons donc du moment afin d’interpeller nos élus!profil TDAH

Savent-ils que PANDA Lanaudière nord existe? Savent-ils que nous aidons leur population? Dites-leur qu’ils peuvent réellement nous permettre de répondre à vos besoins. Vous avez beaucoup plus d’influence (que vous suspectez) pour les faire agir.

Comment? On téléphone, on envoi un courriel, on poste ou on télécopie un court message réclamant un investissement significatif, afin d’augmenter les services actuels.  Voici un exemple de texte, que vous pouvez facilement modifié;

« Ma famille, mes enfants et moi-même sommes affectés par le TDAH.  Nous luttons au quotidien pour obtenir un diagnostic, un traitement, des ressources et des services pour un trouble qui a un impact important sur la qualité de vie de toute ma famille.  Ce trouble a des répercussions sur nos enfants et l’école, notre travail, nos finances, notre santé physique et mentale, notre couple, nos relations avec notre famille, nos amis, etc.

En plus de devoir composer avec les difficultés du TDAH et les nombreux préjugés concernant le trouble et la médication, nous sommes confrontés au fait qu’il n’y a pas, ou très peu de services à notre disposition afin de nous permettre d’améliorer notre condition. Bien que le TDAH soit un des troubles mentaux les plus courants, qu’il affecte environ 10% de la population et que cette condition (non-traité) ait un coût énorme sur la société, nous constatons et déplorons que ce trouble ne semble pas être une priorité actuellement.

Nous souhaitons que vous preniez l’engagement de nous permettre d’avoir rapidement accès à des services d’évaluation, d’information, de formation, de soutien, etc., par un investissement significatif en ressources humaines et financières dans les structures et organismes actuels ou par l’ajout de telles ressources. »

Les député(e)s provinciaux couvrant la partie nord de Lanaudière sont;

Circonscription Rousseau :          Monsieur Nicolas Marceau
http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/marceau-nicolas-7289/coordonnees.html

Circonscription Joliette :              Madame Véronique Hivon
http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/hivon-veronique-27/coordonnees.html

Circonscription Berthier :             Monsieur André Villeneuve
http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/villeneuve-andre-97/coordonnees.html

Circonscription Bertrand :           Monsieur Claude Cousineau
http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/cousineau-claude-925/coordonnees.html

Les député(e)s fédéraux couvrant la partie nord de Lanaudière sont;

Circonscription Moncalm :          Madame Manon Perreault
http://www.parl.gc.ca/MembersOfParliament/ProfileMP.aspx?Key=170313&Language=F

Circonscription Joliette :              Madame Francine Raynault
http://www.parl.gc.ca/MembersOfParliament/ProfileMP.aspx?Key=170145&Language=F

Circonscription Berthier-Maskinongé :  Madame Ruth Ellen Brosseau
http://www.parl.gc.ca/MembersOfParliament/ProfileMP.aspx?Key=170121&Language=F

Circonscription Laurentides-Labelle :     Monsieur Marc-André Morin
http://www.parl.gc.ca/MembersOfParliament/ProfileMP.aspx?Key=170527&Language=F

Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin!

Merci!

Béa

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Le TDAH touche plus de gens que l’on ne le croît

Mondialement, les études le confirment, le TDAH touche de 7 à 10 % de la population, et ce, sans discrimination.   Vous trouvez que c’est beaucoup 10% ?  Pourtant, il y a encore de nombreuses personnes non évalués. Ce nombre serait-il plus élevé si nous avions tous rapidement accès à des professionnels pour une évaluation à un coût raisonnable?  C’est certain!image blog1

Mais être touché, ce n’est pas seulement en être atteint…

Quand on calcule le prix payé par les familles, les gouvernements et la société… on arrive à un nombre bien plus élevé de personnes touchées par le TDAH.

Le CADDAC a produit un document sur les coûts socio-économiques du TDAH afin de démontrer qu’il en coûterait beaucoup moins (à tous) d’investir maintenant des sommes suffisantes que d’attendre.  Une personne ayant un TDAH non-diagnostiqué et non-traité; réussi moins, produit moins et augmente ses risques de développer d’autres problèmes (retard d’apprentissages, comportement, dépression, perte d’emploi, etc.).

Pour la personne, sa famille et la société, l’impact des coûts supplémentaires sont principalement dans les soins de santé, l’éducation, l’emploi et l’économie, le système judiciaire et criminel.

Aujourd’hui on sait que la majorité de ceux qui on reçu un diagnostic rapidement et qui ont été épaulés et soutenues pour mettre en place des mesures appropriés, ne présentent pas ou très peu de difficultés, ce qui leur permet d’atteindre leur plein potentiel.

On profite de la semaine de sensibilisation au TDAH qui se déroule du 14 au 20 octobre pour poser des actions!

On s’informe, on en discute et on relaye l’information à notre entourage!

Plusieurs actions vous seront offertes par l’organisme PANDA Lanaudière nord, alors suivez-nous toute la semaine!

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À la recherche d’infos sur le TDAH?

Vous ne trouvez rien de nouveau? Vous avez l’impression que vous avez fait le tour et que c’est toujours les mêmes nouvelles?

Quand on fait ses premières recherches sur le TDAH, il y a tant d’information sur le sujet qu’on a peine à tout lire, à tout voir.  Mais déjà après quelques mois, on fait le tri et on distingue plus facilement les sites « bidon » qui font sensation en mettant l’accent sur des éléments qui répondent à vos peurs, vos craintes et vos doutes mais qui, dans les faits, n’ont rien d’autre à proposer que des théories absurdes et une foule de trucs à vendre afin de vider vos poches.

Ensuite on cherche les bons sites, ceux qui sont fiables et qui donnent de l’information sans un obligatoire retour d’argent; tel que les sites des hôpitaux, les cliniques spécialisés, les organismes.

Mais beaucoup de gens ne sont pas comblés et cherchent encore parmi les groupes Facebook, les blogs personnels, etc.

Quand on navigue quotidiennement sur tous ces sites, on rencontre inévitablement les mêmes nouvelles, encore et encore, parce qu’il n’y a pas de grandes nouvelles sur le TDAH à tous les jours, ni à toutes les semaines.

Dans les faits, ce réseau de sites fiables, en ce qui concerne le TDAH, n’est pas si grand que ça.  Au Québec, on compte; 3 grand hôpitaux, moins d’une dizaine de cliniques spécialisés et d’organismes, moins de 5 sites de médecins, quelques groupes Facebook et blogs.

On se connaît tous (ou presque) et on partage la même passion; vous livrer de bonnes informations sur le TDAH, voir liens intéressants.

Durant la semaine de sensibilisation au TDAH c’est le temps de partager avec ses contacts et ses amis les sites qui sont dignes d’intérêt.

Béatrice

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Désolé, l’école n’est pas prête!

Comme beaucoup de jeunes garçons de 17 ans, mon 3e n’aime pas particulièrement l’école. Pour me faire plaisir, il vous dirait qu’il y va pour obtenir une attestation mais je sais qu’il souhaite d’abord y aller pour les amis.

Depuis sa 1re année au primaire son parcours scolaire a été difficile; difficultés de comportement, trouble du déficit d’attention, hyperactivité, troubles de comportement, changement d’école vers une classe spéciale TC (troubles de comportement).

Ensuite d’autres diagnostics ont précisé un trouble d’opposition et de provocation sévère, un syndrome Gilles de la Tourette, un trouble obsessif-compulsif et finalement un trouble anxieux.  Depuis son entrée au secondaire, il a été dans une classe de soutien émotif (dans 2 écoles) où le rythme des apprentissages respecte les besoins du jeune.  Au fil du temps, toutes les difficultés et les diagnostics ont eu un impact et mon fils de 17 ans, éprouve de grandes difficultés académiques; son niveau se situe près de la 3e ou 4e année du primaire.

Depuis 2 ans, il est dans un parcours de formation axée sur l’emploi (PFAE), qu’ils appellent une classe FPT ou FMS (anciennement IAT Initiation Au Travail).  C’est une formule qui lui va bien puisque c’est concret et qu’il est enfin plus motivé et c’est véritablement sa seule chance d’avoir une attestation pour travailler à défaut d’avoir un diplôme.

À la fin du printemps 2013, l’enseignante de mon garçon m’avise par téléphone que la 3e année du parcours ne sera pas donnée à son école actuelle et que mon fils devra changer d’école (encore), s’il souhaite terminer la dernière année de son parcours.  Elle n’a pas d’autres informations et me dit que l’autre école va nous contacter pour le reste des détails.  L’été passe et toujours aucune nouvelle.

retour à l'école

Dans les yeux de mon fils, je peux « voir » l’anxiété monter au fil des jours et ce, à chaque fois que les autres enfants parlent de la rentrée qui approche.  Plus le temps passe sans nouvelles et plus son comportement se dégrade.

Au 20 août 2013, j’appelle la nouvelle école qui m’annonce que les documents ont été postés il y a quelques jours.  Une semaine plus tard; toujours rien.  Le 27 août, je rappelle et cette fois, je demande à parler à la directrice; elle n’est pas disponible mais quelqu’un va me rappeler.

À ce moment-ci, toutes les fournitures scolaires de mes autres enfants sont achetés, la rentrée scolaire est omniprésente dans nos vies, nos discussions, les journaux et à la télé. L’anxiété de mon garçon est vraiment envahissante, il fait des crises pour un rien, tout le dérange, il est de plus en plus stressé et vulgaire, la tension est palpable.

Le climat familial est très tendu, même si tous les membres de la famille comprennent la situation et les troubles qui affectent mon garçon, c’est quand même insoutenable.  Je passe le week-end à éteindre des feux et gérer les crises.  Je suis furieuse qu’on en soit rendu là à cause de l’école, furieuse qu’ils ne donnent pas de nouvelles, furieuse qu’on ait encore reçu aucun document confirmant la date de rentrée, la classe, le nom du professeur, du matériel nécessaire… rien!

Vendredi le 30 août, je quitte le bureau plus tôt pour le long congé, sans savoir que j’allais rater l’appel de l’enseignante.  Ce n’est que lundi le 2 septembre (fête du travail), vers 15h30 que je reçois l’appel du directeur-adjoint qui m’annonce que mon fils ne commence pas l’école le lendemain.

Ah non???

Non, madame, nous ne sommes pas prêt à le recevoir, son dossier a été transféré mais l’enseignante n’a pas toutes les informations nécessaires et nous devons rencontrer les intervenantes de l’autre école afin d’avoir plus de détails…

Je lui dis; Vous ne trouvez pas que c’est vraiment trop « à la dernière minute » pour un transfert qui était déjà prévu en juin dernier?  J’ajoute; Avez-vous une idée de ce que c’est d’avoir un jeune qui a des troubles anxieux et qui apprend, la veille de sa rentrée dans une nouvelle école, qu’il n’ira pas?

D’un calme exemplaire, il me répond qu’il me comprend, mais c’est comme ça, ils préfèrent prendre leur temps afin de bien faire les choses et Bla, Bla, Bla… vous savez les réponses « béton » où personne n’est coupable et tout le monde est victime…

Alors j’enchaine avec LA QUESTION; ok mais alors, il commence quand???

Et bien, madame on va vous rappeler dès qu’on se sera rencontrés…

L’appel s’est terminé et j’étais encore sous le choc!

Il y a dix ans, j’aurais appelé TVA, La Presse, le Ministère de l’éducation, je me serais rendu aux portes de la Commission scolaire et j’aurais hurlé jusqu’à ce qu’on me donne une date.  Dans ce billet, j’aurais nommé l’école, la direction et le personnel afin de me venger et qu’eux aussi puissent souffrir comme je souffre en ce moment.

Mais non, je suis vidée, je suis K.O., je suis très déçue, très amer, je n’arrive pas à croire qu’on puisse faire ça à un jeune qui a déjà tellement de difficultés, qui a eu tellement d’embûches. J’ai le moral à zéro, et puis non, moins que ça!

Mon fils là dedans? C’est simple, il ne veut plus aller à l’école! Et dans ses souliers, je réagirais exactement comme ça.  Comment voulez-vous qu’un jeune fasse confiance à des adultes qui répètent que « l’école c’est important » mais qui ne le démontrent pas!

Et moi maintenant, comment voulez-vous que je le motive???

 

Béa

Suivi; au 6 septembre 2013; toujours pas de nouvelles de l’école
au 7 septembre 2013; appel de l’école et début des classes (le bonheur!)

Pour en savoir plus sur les parcours PFAE;

http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/virage10/index.asp?page=colloqueD

http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/parcoursFormation/pdf/PFEQ_Chap_05.pdf

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Si c’était si simple de s’organiser…

Vouloir être efficace, organisé et productif est le vœu d’une grande majorité de gens et c’est bien normal.  Les gens qui ont un TDAH sont particulièrement friands de ce genre d’information, car ils espèrent (en secret), y trouver des solutions et des trucs pour enfin y parvenir, souvent convaincus (ainsi que leur entourage) que toutes leurs difficultés ne sont liés qu’à un manque d’organisation et/ou de motivation.

C’est simple, rangez vos objets, organisez vos idées et gérez votre temps… voilà c’est dit!

Il suffit de faire une simple recherche sur Internet pour trouver « 10 idées de gestion du temps pour doper votre efficacité », « Comment organiser son travail et gérer son temps », « Maximiser votre temps », « Prenez le contrôle de votre vie » ou « S’organiser ça s’apprend! ».

Tous les articles et les sites qui offrent des stratégies, ont un point en commun; ils présentent d’intéressantes listes de choses à faire…rangement

  • Se fixer des objectifs réalistes
  • Établir des limites de temps
  • Organiser ses journées
  • Faire une liste des choses à faire
  • Mettre en place des priorités
  • Apprendre à dire non
  • Contrôler le désordre, etc.,

Dès qu’un adulte TDAH voit une telle liste, il s’empresse de la prendre en note et de l’appliquer… ce qu’il réussit habituellement les premiers jours.  Ensuite, il en échappe un, puis deux, puis un imprévu arrive, le lendemain c’est difficile, la liste de TOUTES les choses à faire est écrite sur 4 ou 5 pages recto-verso, puis il se dit « je devrais les classer par catégorie » et les mettre dans un cahier.

Il court acheter un super beau cahier, ajoute tout plein d’onglets de couleur « car le TDAH ne veut pas juste être organisé non, non, il veut être « SUPER ORGANISÉ ».  Il retranscrit à peine la moitié des choses à faire de la première liste mais en ajoute une foule de nouvelles, car les idées fusent dans son cerveau, dès qu’on parle d’organisation et hop! une idée en amène une autre.

La motivation du TDAH baisse au fur et à mesure que la liste des choses à faire s’allonge, car il sait que faire toutes ces tâches lui demanderons du temps.  Et le temps file, car il a déjà mis plusieurs heures à faire cette liste, mais le pire est à venir…

Ensuite, il faut mettre les tâches par priorité, évaluer le temps d’exécution ou encore leur attribuer une limite de temps à y consacrer ouff! Là déjà, la motivation est en chute libre…

Après une journée de « démotivation » le TDAH se reprend en mains et il se dit « C’est juste que je suis trop en désordre, c’est tout! ».  Il décide de passer au point suivant et d’attaquer l’organisation physique de son environnement.

Une autre liste ou site présentera de superbes photos de choses rangés et proposera d’utiliser;organitout

  • des paniers ou boîtes de rangement
  • des chemises de couleur
  • des calepins, des affiches
  • des systèmes de rangement
  • des onglets, des pochettes, des étiquettes

Et voilà le TDAH est déjà en train d’écrire cette liste et ira dans un magasin grande surface pour rapporter toute une série de bacs et paniers décoratifs afin de mettre chaque chose à sa place une fois pour toutes!  Il rangera le contenu d’une première boîte, puis deux, la moitié de la troisième et la quatrième ne sera jamais remplie.

Les papiers importants sont bien dans la chemise rouge marquée « urgent » mais elle est là, quelque part dans mon bureau… le système de paniers est super génial mais ils sont pleins à craquer de choses urgentes, moyennement urgentes et pas trop urgentes. POURQUOI???

C’est assez simple, dans les faits, le problème ce n’est pas la liste, ni le bac, ni le panier.

Vous êtes capable de partir n’importe lequel des systèmes, listes ou stratégies, car vous avez de l’énergie de 3 personnes.  Mais ce que vous n’arrivez pas à faire c’est les maintenir, y revenir, les intégrer à votre quotidien parce que votre attention, votre concentration et votre motivation tombe à plat dès que l’effet « nouveauté » s’estompe.

Vous essayez VRAIMENT. Vous le voulez VRAIMENT. Vous mettez VRAIMENT toute l’énergie qu’il faut, mais ce n’est pas ça qui sabote tous vos projets d’organisation.

Pour imager ce qui ne va pas; utilisons la course à pied; c’est comme si vous êtes un sprinteur et vous tentiez de courir un marathon.  Le sprinteur sait courir et il a les qualités et la force pour atteindre une grande vitesse sur une très courte distance, tandis que le marathonien, a de l’endurance et sait conserver son énergie pour toute la durée du marathon.  Si le sprinteur veut terminer un marathon, il devra modifier son approche, y aller par étapes et graduellement augmenter son endurance.  Malgré qu’il sache courir, il ne réussira pas à terminer un marathon, sans changer complètement sa façon de faire de la course à pieds.

Vous allez donc choisir une seule stratégie d’organisation (peu importe laquelle) et surtout NE PAS METTRE votre énergie sur la stratégie mais bien sur « me trouver des moyens pour l’intégrer dans votre routine quotidienne ».  Par exemple; je décide d’utiliser un agenda pour noter tous mes rendez-vous et choses à faire.  On ne met pas l’emphase sur l’agenda, ni sa forme ou sa couleur (en prendre un vieux que vous avez déjà ou un petit calepin), votre défi n’est pas d’être efficace avec votre agenda mais bien de trouver des façons d’encrer à votre routine, l’utilisation de l’agenda.

Mettez votre énergie sur;

  • toujours le remettre à la même place le soir
  • trouver la bonne place pour ne pas l’oublier
  • coller un rappel visuel (près de vos clés ou sur la porte) avant de quitter pour le travail
  • prendre l’habitude de l’apporter toujours avec soi
  • s’entrainer à noter mes rendez-vous au fur et à mesure

Si vous l’oubliez une journée, on ne remet pas en question tout le projet. On regarde plutôt si cet oubli est signe qu’il nous manque un rappel ou d’un changement à apporter dans notre routine quotidienne.

Béa

n.b. aimez, commentez et partagez!

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Vivre une belle semaine de relâche!

Si vous avez des enfants ayant un ou plusieurs des troubles suivants;

  • déficit d’attention,
  • hyperactivité,
  • de comportement,
  • d’opposition,
  • d’anxiété,
  • obsessif-compulsif, etc.,

Un long congé comme la semaine de relâche, tout comme les congés des fêtes de Noël et de Pâques, peut tourner en vrai cauchemar…

Le parent se fait rapidement dire « je suis en congé » et il n’a pas toujours l’énergie ou les moyens financiers pour alimenter la semaine en activités dispendieuses.

Les jeunes se couchent et se lèvent de plus en plus tard, ils ont accès au réfrigérateur à tout moment, ils remettent à plus tard leur tâches, passent beaucoup de temps devant la télé, l’ordi ou l’écran de jeu.  Ils veulent aller chez leurs ami(e)s ou passer de longues heures au téléphone.

Les jeunes passent la semaine à s’ennuyer, aucune activité proposé ne leur plaît, ils sont grognon et vous finissez par avoir hâte que le congé se termine.  Au retour en classe, vous passerez probablement plus d’une semaine à intervenir avant qu’ils s’habituent à nouveau à l’horaire scolaire.

Pourquoi?

Parce que les enfants ayant ces troubles ont véritablement besoin de structure, de stabilité et de leur routine.  Ces congés débutent souvent par une fin de semaine, où ils ont peu ou pas d’horaire et c’est très facile de laissez aller les choses.

Avoir une routine de fin de semaine plus souple que celle de l’école c’est très bien parce que ça se limite à deux jours mais après 10 jours… c’est beaucoup trop!

Bref, plus l’horaire du jeune s’éloigne de la routine scolaire, plus le retour à celle-ci sera difficile et plus le parent attend pour intervenir, plus ce sera difficile de reprendre le contrôle.

Quoi faire alors?

On profite tout de suite de la fin de semaine, pour annoncer et préparer son plan de match que j’appelle l’horaire « semaine de relâche ».  On passe la fin de semaine comme d’habitude mais on signale à plusieurs reprises que dès lundi on aura un horaire de relâche.  On leur demande de penser à des activités qu’ils voudront faire et le dimanche après-midi, on convoque la marmaille pour leur première activité; la construction de l’horaire.

Le but n’est pas de leur faire faire des travaux forcés ou des travaux académiques mais bien de structurer le 7 heures par jour qui est habituellement structuré par l’école.  Le parent doit d’abord réfléchir à ses contraintes et aux activités qu’il veut imposer avant d’offrir l’horaire à ses jeunes.

On souhaite donc diviser la journée en périodes semblable à l’école mais le contenu des périodes sera allégé.  On utilise une minuterie pour « sonner » la récré et ils ont 10 ou 15 minutes pour ranger et faire le changement de période.

On organise l’horaire;

Pas besoin de faire compliqué, une feuille lignée fera l’affaire.  On fait un petit tableau avec 5 colonnes (lundi au vendredi) et on fait 5 lignes pour les 5 périodes par jour (voir l’image).

Chez moi, j’impose qu’une journée soit composée d’une période pour les tâches, une à l’extérieur, une d’effort mental, une période récompense au choix du jeune et la période soirée doit se faire en fonction des besoins de la famille.

Chacun de mes jeunes à ses propres activités mais c’est bien pratique qu’elles figurent toutes sur la même feuille. Pour suivre « qui fait quoi » facilement, surlignez les activités de chaque enfant, d’une couleur différente.

Un à un les jeunes choisissent (selon leur âge, leurs goûts et leurs émissions à ne pas manquer) la disposition des périodes imposés. Pour la plus jeune, je combine un 30 min de télé à une tâche pour la motivée.  Ainsi un jeune pourra être en période récompense, pendant que l’autre est en période tâche. L’important c’est de suivre son horaire.

image horaire relâche

 

Vous y voyez un problème?

Évidemment, vous avez remarqué que « sortir les vidanges » ou « arroser les fleurs » ne prenait pas 90 minutes…  Bien sûr! Et ils le savent dès le départ, mais ils ne peuvent pas passer à la période suivante alors, ils ont le choix; ils prennent leur temps, ils s’appliquent ou ils trouvent une autre tâche similaire à faire.  Souvent, ils préfèrent tout simplement aller écouter de la musique dans leur chambre en attendant et ça me convient.

Si votre jeune ne peut pas tenir 90 minutes pour aucune activité vous pouvez également faire 6 périodes de 60 minutes mais pas plus, sinon on s’éloigne trop du cadre scolaire et il sera plus difficile de « combler » toutes ces périodes avec des activités différentes.

C’est long et ennuyeux?

Faites un parallèle avec l’école; parfois on n’aime pas le français ou les mathématiques mais quand c’est la période, il faut le faire.

Ça vous tente d’essayer?

Béa

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Distinction entre des difficultés d’attention, d’agitation et d’impulsivité et un trouble du déficit de l’attention et d’hyperactivité (TDAH)

Il existe des différences entre éprouver des difficultés d’attention et d’agitation et avoir spécifiquement un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH).  En voici les principales caractéristiques.

Chaque individu peut, à un moment ou l’autre, éprouver dans certaines situations des difficultés d’attention ou se sentir plus agité.  Il se reconnaîtra alors dans les manifestations du déficit de l’attention et de l’hyperactivité. Pour y pallier, la personne devra  fournir un effort supplémentaire et appliquer des stratégies pour être fonctionnelle.  Généralement, la mise en place de ces stratégies sera suffisante pour compenser les déficits observés puisque celles-ci sont habituellement passagères ou situationnelles.concentration

En voici des exemples :

  • Un adolescent éprouve des difficultés avec un nouveau concept mathématique et ne comprend pas les explications données; son attention pourra être fluctuante voire absente.
  • Une jeune fille vivant une peine d’amour et préoccupée par son image d’elle-même pourra avoir de la difficulté à soutenir son attention en classe et pourra réagir de façon impulsive si on la reprend.
  • Une surcharge de travail, combinée à des préoccupations personnelles, pourra augmenter la distraction et les difficultés d’organisation.
  • Un stress important pourra se manifester par des comportements agités.

Lorsqu’il s’agit d’un trouble, les atteintes au plan de l’attention, l’agitation et l’impulsivité sont plus sévères et généralement chroniques. Cela signifie qu’elles peuvent altérer le fonctionnement général, qu’elles  sont généralement présentes dans plus d’une sphère de la vie et qu’elles demeurent présentes toute la vie.  Cependant, les manifestations du trouble se modifieront et évolueront avec l’âge.  Nous savons que l’agitation motrice (être toujours en mouvement, besoin de se promener en classe) diminue à l’adolescence.  Elle  est  donc  moins apparente à l’adolescence et à l’âge adulte que pendant l’enfance.  En fait, cette manifestation est modifiée et remplacée par des comportements plus socialement acceptables comme bouger les jambes, les doigts, etc.  Un trouble a généralement une origine neurologique. Le fait que le trouble soit traité ou non aura un impact significatif sur l’évolution de ce trouble.

En bref, les difficultés d’attention sont habituellement passagères et si elles sont présentes tout au long d’une vie, elles sont moins intenses et affectent peu le fonctionnement de l’individu.  Un trouble d’attention,  lui, aura un impact sur la vie de tous les jours, les difficultés vécues seront plus sévères et elles nécessiteront la mise en place de stratégies.  Les causes et les origines diffèrent.

Béa

RÉF : http://www.cssamares.qc.ca/trousse_TDAH/document

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