Vivre une belle semaine de relâche!

Si vous avez des enfants ayant un ou plusieurs des troubles suivants;

  • déficit d’attention,
  • hyperactivité,
  • de comportement,
  • d’opposition,
  • d’anxiété,
  • obsessif-compulsif, etc.,

Un long congé comme la semaine de relâche, tout comme les congés des fêtes de Noël et de Pâques, peut tourner en vrai cauchemar…

Le parent se fait rapidement dire « je suis en congé » et il n’a pas toujours l’énergie ou les moyens financiers pour alimenter la semaine en activités dispendieuses.

Les jeunes se couchent et se lèvent de plus en plus tard, ils ont accès au réfrigérateur à tout moment, ils remettent à plus tard leur tâches, passent beaucoup de temps devant la télé, l’ordi ou l’écran de jeu.  Ils veulent aller chez leurs ami(e)s ou passer de longues heures au téléphone.

Les jeunes passent la semaine à s’ennuyer, aucune activité proposé ne leur plaît, ils sont grognon et vous finissez par avoir hâte que le congé se termine.  Au retour en classe, vous passerez probablement plus d’une semaine à intervenir avant qu’ils s’habituent à nouveau à l’horaire scolaire.

Pourquoi?

Parce que les enfants ayant ces troubles ont véritablement besoin de structure, de stabilité et de leur routine.  Ces congés débutent souvent par une fin de semaine, où ils ont peu ou pas d’horaire et c’est très facile de laissez aller les choses.

Avoir une routine de fin de semaine plus souple que celle de l’école c’est très bien parce que ça se limite à deux jours mais après 10 jours… c’est beaucoup trop!

Bref, plus l’horaire du jeune s’éloigne de la routine scolaire, plus le retour à celle-ci sera difficile et plus le parent attend pour intervenir, plus ce sera difficile de reprendre le contrôle.

Quoi faire alors?

On profite tout de suite de la fin de semaine, pour annoncer et préparer son plan de match que j’appelle l’horaire « semaine de relâche ».  On passe la fin de semaine comme d’habitude mais on signale à plusieurs reprises que dès lundi on aura un horaire de relâche.  On leur demande de penser à des activités qu’ils voudront faire et le dimanche après-midi, on convoque la marmaille pour leur première activité; la construction de l’horaire.

Le but n’est pas de leur faire faire des travaux forcés ou des travaux académiques mais bien de structurer le 7 heures par jour qui est habituellement structuré par l’école.  Le parent doit d’abord réfléchir à ses contraintes et aux activités qu’il veut imposer avant d’offrir l’horaire à ses jeunes.

On souhaite donc diviser la journée en périodes semblable à l’école mais le contenu des périodes sera allégé.  On utilise une minuterie pour « sonner » la récré et ils ont 10 ou 15 minutes pour ranger et faire le changement de période.

On organise l’horaire;

Pas besoin de faire compliqué, une feuille lignée fera l’affaire.  On fait un petit tableau avec 5 colonnes (lundi au vendredi) et on fait 5 lignes pour les 5 périodes par jour (voir l’image).

Chez moi, j’impose qu’une journée soit composée d’une période pour les tâches, une à l’extérieur, une d’effort mental, une période récompense au choix du jeune et la période soirée doit se faire en fonction des besoins de la famille.

Chacun de mes jeunes à ses propres activités mais c’est bien pratique qu’elles figurent toutes sur la même feuille. Pour suivre « qui fait quoi » facilement, surlignez les activités de chaque enfant, d’une couleur différente.

Un à un les jeunes choisissent (selon leur âge, leurs goûts et leurs émissions à ne pas manquer) la disposition des périodes imposés. Pour la plus jeune, je combine un 30 min de télé à une tâche pour la motivée.  Ainsi un jeune pourra être en période récompense, pendant que l’autre est en période tâche. L’important c’est de suivre son horaire.

image horaire relâche

 

Vous y voyez un problème?

Évidemment, vous avez remarqué que « sortir les vidanges » ou « arroser les fleurs » ne prenait pas 90 minutes…  Bien sûr! Et ils le savent dès le départ, mais ils ne peuvent pas passer à la période suivante alors, ils ont le choix; ils prennent leur temps, ils s’appliquent ou ils trouvent une autre tâche similaire à faire.  Souvent, ils préfèrent tout simplement aller écouter de la musique dans leur chambre en attendant et ça me convient.

Si votre jeune ne peut pas tenir 90 minutes pour aucune activité vous pouvez également faire 6 périodes de 60 minutes mais pas plus, sinon on s’éloigne trop du cadre scolaire et il sera plus difficile de « combler » toutes ces périodes avec des activités différentes.

C’est long et ennuyeux?

Faites un parallèle avec l’école; parfois on n’aime pas le français ou les mathématiques mais quand c’est la période, il faut le faire.

Ça vous tente d’essayer?

Béa

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A propos Béatrice

Adulte TDAH, maman de 4 enfants TDAH (hyperactif, dyslexique, lunatique, trouble d'opposition & provocation, anxieux, syndrome Gilles de la Tourette, etc.)
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2 commentaires pour Vivre une belle semaine de relâche!

  1. Ping : Vivre une belle semaine de relâche! | tdah365 | TDAH news | Scoop.it

  2. Christine dit :

    C’est tellement ça! La routine est tellement importante! Nous allons débuter l’évaluation de mon fils qui aura 6 ans bientôt, on verra ce que ça donnera mais nous sommes assez certains qu’il a un tdah.

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